Par la fenêtre, elle voyait la pluie tomber accompagnée du bruit des gouttes touchant le sol. Cette mélodie l'enivrait, l'emmenait rêver loin de chez elle, de cette ville grise et triste où elle avait choisit de s'installer avec Lui. La pluie avait commencé à tomber le jour de leur arrivée pour ne jamais s'arrêter. Oui, la pluie les avait accompagnés jusqu'ici et elle ne les lâchait plus.
A perte de vue, des gratte-ciels. Sur la gauche, au loin, un aéroport. Sur la droite, le nouveau stade d'entraînement des Lackers construit en l'honneur de leur récente victoire. Pas un arbre, pas un buisson, pas une pelouse, pas même un centimètre carré de verdure ne s'étalait à l'horizon. C'était une ville trop grande et beaucoup trop triste à son goût.
Sur le trottoir en contrebas, les passants se pressaient sous leurs parapluies gris ou noirs. Quelquefois, un passant marchait dans une flaque d'eau et jurait de ne pas l'avoir évitée. Les gens ne prenaient pas le temps de vivre ici. Elle ne se sentait pas chez elle dans cette jungle, elle avait l'impression de rester étrangère à ce monde qui tournait trop vite, sans elle.
Un passant rentra dans l'immeuble, secoua son parapluie par la porte puis le replia et disparut dans le hall d'entrée. Ce geste, elle l'avait vu le faire des centaines de fois depuis leur arrivée. Elle le reconnaîtrait entre mille. Il faisait partie de son quotidien, de leur quotidien. La porte d'entrée s'ouvrit doucement et un homme apparut.
Il était grand et mince mais sa chemise laissait deviner un corps musclé et puissant. Il avait environ la trentaine. Ses cheveux coupés en brosse étaient d'un noir de geai et ses yeux verts brillaient d'une force innommable. Son visage rayonnait en silence et un léger sourire illuminait ses lèvres. Il portait un costume noir strict et une chemise blanche accompagnés de chaussures de ville noires impeccables. Sa cravate était bien nouée autour de son cou et il tenait à la main un petit paquet en papier kraft.
... : Bonjour mon amour ! Comment vas-tu ? Ne me dis pas que tu étais encore une fois suspendue à la fenêtre à observer cette immense ville pleine de promesses des idées noires plein la tête ?!
Il déposa son parapluie dans l'entrée, ôta ses chaussures et s'approcha d'elle doucement. Il déposa un léger baiser sur ses lèvres et partit poser le paquet à la cuisine. Il la connaissait par c½ur, il savait tout d'elle et il s'inquiétait aussi beaucoup que sa femme ne se plaise pas dans cette ville. Ils n'avaient pas vraiment eu le choix de s'installer ici mais il le regrettait chaque jour lorsqu'il voyait sa femme triste et mélancolique.
Sa vie n'était que silence, elle ne parlait plus depuis ses quinze ans, depuis ce terrible événement qui l'avait bouleversée. Aucun son n'était sorti de sa bouche depuis ce triste jour. Elle se croyait coupable de ce qui lui était arrivé. Elle n'arrivait pas à vivre avec et ce déménagement l'avait en quelque sorte déracinée à sa vie, cette vie qu'elle aimait tant, cette vie à la campagne qui lui donnait tant de bonheur.
Lui, il était entré dans sa vie quelques années auparavant. A l'époque, il suivait des cours de droit à Harvard et il était venu visiter leur ferme dans le Maryland pendant un voyage étudiant. Il était tout de suite tombé amoureux de cette jeune femme insignifiante et sauvage. Il avait su l'apprivoiser et il lui avait promis de revenir la voir souvent. Ils se mariaient quelques années plus tard...
Ils avaient vécu quelques temps dans la petite ferme familiale mais très vite, la carrière du jeune homme en pâtissait. Alors, par amour, elle l'avait suivi ici, à New York pour lui permettre de réaliser son plus grand rêve : devenir un avocat connu et reconnu. Sa carrière était en plein essor au détriment de sa vie de famille mais elle ne s'en plaignait pas. Elle ne se plaignait jamais. Elle acceptait avec allégeance la vie qu'on lui offrait.
Elle était belle, même très belle mais elle se cachait sous d'horribles vêtements amples et difformes. Ses longs cheveux blonds lui tombaient dans les reins en une cascade d'or pur. Ses yeux bleus contrastaient avec la blancheur de sa peau de lait. Son visage était fin et régulier, sans imperfections, sans maquillage. C'était une beauté naturelle comme il en existe peu en ce monde et Lucas, son mari se retenait bien d'en parler à quiconque. A son cabinet, tout le monde pensait qu'il était célibataire.[/g]
Voilà le premier article publié ! Kaley Cuoco dans le rôle de Julia. Bonne lecture ! Que pensez-vous de ce prologue ? Donnez vos avis dans les comm's svp !